Intervention lors du conseil municipal du 14 décembre 2011

Avec cette délibération nous pouvons dire sans crainte aucune de quelque répercussion que ce soit, que vous avez une attitude déloyale envers le conseil municipal, envers la population calaisienne. Lors de la séance de la séance du conseil municipal de décembre 2009 vous évoquiez : « les études engagées ont mis en évidence l’importance de maintenir une offre de stationnement dans ce quartier… » J’avais souhaité savoir de quelles études il était question, car le dossier était vide de tous les documents devant permettre aux élus et aux citoyens de se forger une opinion éclairée. J’ajoutais : « Ceci étant dit, il n’était nul besoin d’être un spécialiste en quoi que ce soit, pour conclure que le secteur de la place d’Armes sans stationnement, se traduirait immanquablement par une hécatombe économique. » C’est tellement vrai, qu’à l’heure où nous parlons de nombreux commerçants souffrent déjà du manque de stationnement, de nombreux emplois sont en jeu.

J’ajoutais encore : « De là à s’engager dans la construction d’un parking souterrain de 350 places sur deux niveaux il y a un pas énorme que nous ne franchirons pas. » J’émettais des doutes sur le coût, connaissant les incertitudes liées au sous-sol. Je vous invitais à réfléchir, s’agissant d’argent public. Je vous exposais les particularités d’un parking souterrain en opposition avec un parking aérien.

J’émettais des doutes sérieux sur la faisabilité, aux coûts annoncés en déclarant : « La délibération annonce 5 500 000 euros tout est parfait. Sauf, que nous ne sommes pas dans le cas de figure d’un parking aérien, mais dans celui d’un parking souterrain, dans une ville de bord de mer à l’altitude zéro. Pour être simple, nous sommes dans l’eau. Il est donc indispensable avant que d’engager quoi que ce soit d’avoir des données précises concernant le sous-sol. De vraies études, des forages, car si nous sommes bien dans l’eau, il convient alors de construire un parking cuvelé. Et là les montants ne sont plus les mêmes. Nous passons du simple au double, soit un parking à presque 11 millions d’euros. ». Je défendais arguments à l’appui le coût de construction du parking des 4B, ce qui nous avait valu une brillante intervention de monsieur Grenat laissant supposer que peut-être il aurait pu… Immédiatement monsieur Allemand et moi-même nous étions élevés avec force contre de telles insinuations, dénuées de tout fondement. Aucun de ces propos n’aura été repris au procès-verbal du conseil municipal. Tout au plus aurons-nous une phrase de madame le maire : « monsieur Grenat me passe un mot pour m’informer que le parking des 4 B aurait coûté 16 000 euros la place. » Eh bien je veux bien l’avouer, je me suis trompé. Vous n’avez pas explosé le budget, nous sommes resté à 5 500 000 euros. Eh oui, nous en sommes resté à 5 500 000 euros mais pour 200 places seulement ! Soit un coût de 29 175 euros la place. A ce moment précis que faut-il que nous fassions monsieur Grenat, insinuer, faire croire que peut-être il pourrait… Vous avez bonne mine, avec vos remarques fallacieuses. Les prix sont dans la norme, une norme que j’avais annoncée ici même : 30 000 euros. Compte-tenu du coût annoncé. Compte-tenu des graves conséquences que va générer pour le commerce local ce chantier, nous vous demandons d’y renoncer et d’utiliser à d’autres travaux les fonds disponibles. Si tel n’était pas le cas, non seulement nous voterons contre la délibération, mais nous saisirons toutes les juridictions compétentes pour s’opposer à ce projet.