La semaine qui vient de s’écouler, aura encore vu le dossier SEAFRANCE évoluer. A la vitesse d’une tortue pensent ceux qui n’en peuvent plus de reprendre la mer pour pouvoir assurer l’avenir de leurs familles, au rythme nécessaire estiment les divers responsables chargés d’assurer l’après.

Une nouvelle compagnie à Calais Le « Norman Spirit », navire appartenant à l’une des sociétés de l’armateur Louis Dreyfus, est arrivé à Calais pour y faire des essais de passerelles devant lui permettre d’assurer des rotations entre Calais et Douvres. Les autorisations d’exploitation d’une nouvelle ligne auraient été données par la chambre de commerce de Calais, contre l’engagement de LD lines de recruter 100 anciens salariés de SEAFRANCE.

Une attitude responsable L’arrivée du navire de cette nouvelle compagnie s’est effectuée sous le regard d’un certain nombre de représentants des forces de l’ordre, mobilisés pour la circonstance car les SEAFRANCE allaient interdire l’accès aux quais. On le constate, la désinformation continue à courir les quais.

Marché de Dupe Evidemment, du côté des anciens salariés de l’armement naval SNCF, on ne voit pas les choses de la même manière que du côté de la présidence de la CCI, et l’on pense davantage que pour quelques monnaies sonnantes et trébuchantes (après tout la CCI est privée des rentrées de SEAFRANCE et son budget en sera impacté) la Chambre fait la part belle à une société qui prépare l’arrivé du danois DFDS et n’aurait réellement embauché qu’une trentaine d’ex-salariés pour beaucoup en contrat CDD.

Le dossier Scop avance Pendant ce temps, le projet Scop avance et de nombreuses réunions se tiennent entre les responsables du projet et les représentants d’Eurotunnel pour définir le rôle de chacun, retravailler les budgets prévisionnels, envisager la montée en charge… Restera alors à se porter acquéreur des navires à un prix raisonnable pour relancer la navigation et permettre à 550 salariés de retrouver un emploi. 308 ex-salariés pour 9 millions d’euros Si la Scop compte plus de 750 souscripteurs de parts, pour le moment 308 salariés ont affirmé s’engager financièrement en amenant leur prime économique (23 000 €) et surtout en complétant l’apport par une mise personnelle de 5000 €. Si l’on en croit les responsables du projet, toutes las catégories de salariés sont représentées et le nombre d’officiers nécessaires pour encadrer les équipages est atteint.

Quid des promesses ? Une question lancinante se pose alors. Mais où sont donc les soutiens qui devaient accompagner le projet de reprise d’activité ? Si Eurotunnel est bien présent, si les salariés sont au rendez-vous (d’autres devraient les rejoindre), on se demande ce que fera concrètement l’Etat, surtout on s’inquiète du silence assourdissant de la région qui avait pourtant par la voix de son président annoncé 10 millions d’euros.

Pavé dans la marre Un silence assourdissant qui a amené l’avocat maitre Brun à dénoncer l’attitude du vice président De Saintignon qui lui aurait demandé en décembre d’essayer de convaincre ses clients de bien vouloir rencontrer DFDS et qui aurait surtout ajouté que la région ne financerait jamais la Scop. De Saintignon a démenti, mais info ou intox? A suivre...