conflit Si l’on vous avait conté l’histoire en l'agrémentant légèrement d’humour caustique, vous nous auriez dit que cela n’était pas possible. Alors que depuis des années, nous dénonçons les errements dans la gestion de la communauté d’agglomération du Calaisis. Que depuis des années, nous alertons tout un chacun, publiant moult articles étayés, sans rencontrer beaucoup d’échos autre que : « la situation est sous contrôle, rien ne va mal, les comptes sont bons… », et une indifférence complète de la majorité des médias locaux... Voilà qu’aujourd’hui les mêmes qui nous disaient hier : « vous extrapolez », veulent se donner le rôle de sauveur suprême. Les mêmes qui ne faisaient qu’exposer le point de vue de la présidence, commencent à noircir des pages entières sur le sujet, sans jamais donner la parole à la seule opposition qui ait dit les choses. Incroyable, mais vrai !

Comment et pourquoi en est-on arrivé là ?

Se servant du vote du budget 2015, le clan UMP (Natacha Bouchart en tête) entend imposer sa puissance à tous. Il s’agit ni plus ni moins que d’imposer au président de l’agglomération de ne jouer que le rôle de pantin articulé, de responsable de l’inauguration des chrysanthèmes. Fini le soutien inconditionnel, l’acceptation d’impôts supplémentaires, les accords d’amis, la libre gestion... Maîtrise des impôts, économies, choix politiques particuliers…, le chemin est tracé. Pour mieux faire comprendre à tous que Jeanne (d’Arc) est de retour, c’est un commando de la ville de Calais emmené par Claude Demassieux et Gérard Grenat qui vient donner les orientations budgétaires. La réunion de la commission Finances prévue pour travailler sur le dossier est annulée, reprogrammée. Elle se tient juste après une réunion des maires qui s’éternise où la ville de Calais impose sa vision… Puis de nouveau se tiendra un bureau où l’on revoit apparemment de nouveau les chiffres. Au point que les élus membres de la commission Finances vont en apprendre plus à la lecture des journaux qu’avec les éléments fournis par la collectivité.

Pourquoi donc une telle réalité alors que l’an dernier encore, ils ont tous voté le budget ? Parce que depuis les dernières élections municipales, la donne a changé. La droite est majoritaire seule à l’agglomération et n’a donc plus besoin des quelques voix du président Caméléon. Un allié encombrant, à la réputation entachée… Alors si l’on peut dans un premier temps le discréditer un peu plus, puis dans un second temps s’en débarrasser tout en se donnant l’image de défenseur de la veuve et de l’orphelin, ce sera tout bénéfice. Une initiative urgente si l’on ne veut pas que le petit Dumont (dont les dents rayent le parquet) n’apparaisse comme le chevalier Blanc et ne se positionne pour l’avenir. Natacha se doit, si elle veut rester maître dans le Calaisis, de reprendre la main et de s’imposer comme « The Cheftaine ».

Tout ça serait pour le mieux dans le meilleur des mondes, s’il n’y avait pas d’opposition. Une opposition en capacité de dire et répéter que Philippe Blet est la construction de la droite. Que Natacha Bouchart et ses amis ont voté tous les budgets, ont accepté toutes les augmentations d’impôts. Une opposition en capacité de démontrer que les premières économies réalisées le seront sur le dos des salariés, sur la culture, sur la prévention de la délinquance, entrainera au moins la mort d’une structure associative…

Oui, la gestion de la communauté doit être repensée, tant en terme d’économies que de dépenses. Économies immédiates, économies d’échelles à construire entre l’agglomération et les communes. Maîtrise de gestion avec la chasse aux arrangements, l’arrêt des placardisations qui coûtent… Recherche de nouvelle recettes, réorientation de l’imposition afin qu’elle soit plus juste. Comment Natacha Bouchart peut-elle prétendre aider au développement de l’agglomération quand elle se refuse à permettre des recettes supplémentaires conséquentes ? La seule question de la collecte des ordures ménagères est là pour en attester. Des économies substantielles pour les communes de l’agglomération, un complément de recettes fiscales estimées à plus de 600 000 euros par an pour l’agglomération.

Voilà la réalité. Pour ce qui concerne notre opposition nous ferons le choix de défendre les services publics offerts à la population, les tarifications qui permettent à tous de participer, une gestion saine rigoureuse démocratique répondant avant tout aux besoins de nos populations Nous ne participerons à aucun combat inutile, car nous nous souvenons trop que hier encore, ils décidaient tous ensemble et trinquaient sur le dos des contribuables.