Il n’aura pas fallu longtemps pour que tombent les masques.
Le président du consensus, celui qui n’était ni de gauche ni de droite, n’était finalement pas de gauche du tout. La loi travail n’est, par exemple, pas ce qu’on a fait de plus avantageux pour le sort des salariés depuis bien longtemps. Il faut avoir le courage de réformer la France, entend-on régulièrement. Manifestement, les réformes qui touchent les Français moyens ont l’air beaucoup plus faciles à mettre en œuvre que celles qui pourraient permettre de mettre un coup d’arrêt à l’évasion fiscale. De ça, il n’est jamais question. En revanche, l’état doit réduire les dépenses publiques. Et va toucher au porte-monnaie des moins aisés (réduction des APL), et des collectivités territoriales qui vont perdre 300 millions d’euros de dotation dans la bataille. Et ne vous y trompez pas : c’est bien sur les citoyens que cette baisse aura des conséquences. Les services publics seront réduits, certains vont peut-être même disparaître…
Voilà la politique, « pas de droite », du Gouvernement Macron. Quant aux nouveaux élus forcément formidables car vierges de tout mandat et de toute expérience, ils accumulent gaffes, bafouillages en tous genres et font preuve d’une méconnaissance manifeste des dossiers. Au point d’obliger le chef du gouvernement à envoyer tout ce petit monde en séminaire. Un recadrage qui ne dit pas son nom, à moins qu’il ne s’agisse de leur apprendre les bases de la fonction. Tiens, au fait combien ça coûte cette inexpérience ?