Le conseil municipal a décidé d’annuler des subventions votées au CRUFC, mais non encore versées. Un montant total de presque 238 000 euros. Une décision qui enterrait définitivement (le tribunal annoncera le lendemain la liquidation) le club de foot calaisien, déjà incapable d’honorer le plan de redressement judiciaire auquel il était astreint depuis 2011.
Avant que d’intervenir sur le fond, Jacky Hénin au nom de l’opposition, demandait si le CRUFC avait, avant ses difficultés, été remboursé d’une subvention de 240 000 euros perçue de la ville de Calais, et reversée à la société qui gérait l’équipe première en toute illégalité.
Moment comique, puisque madame Bouchart affirmait immédiatement que tel était le cas, quand le monsieur finances de la ville (Gérard Grenat) affirmait lui le contraire. Un fait qui méritera d’être approfondi (par une lettre au liquidateur), les créanciers pouvant être spoliés de 240 000 euros. L’ancien maire, donnait alors son avis sur la question.
« Beaucoup m’ont pris pour un imbécile en 2011, quand j’ai avancé la nécessité de procéder à la liquidation du club, pour ne pas assumer une dette énorme, reconstruire sur des bases saines. Vous avez balayé cette proposition d’un revers de main, déclarant que vous maîtrisiez la situation et que le dossier était sous contrôle. Régulièrement depuis nous vous avons demandé des explications, à chaque fois que la presse nous annonçait une mauvaise nouvelle. Les services contrôlaient toujours.
6 ans plus tard, un million d’euros d’argent public brûlé sur la place publique, des jeunes méprisés, un président (désigné par la mairie) qui se servira d’abord, un encadrement sportif contraint de faire avec des bouts de ficelles et souvent non remboursé de ses frais, de décisions illégales en faux bilan : le club meurt aujourd’hui.
Vous portez une lourde responsabilité, une responsabilité qui aura amené à ce que le sport calaisien soit au travers de cette affaire particulièrement discrédité. Quant aux amoureux du football, jeunes et moins jeunes ils auront été en permanence considérés comme quantité négligeable. Si nous avions mis en œuvre nos propositions, alors notre ville disposerait toujours d’un club de foot digne de ce nom. »
Une réalité qui nous permet d’affirmer que l’actuelle majorité aime bien jouer avec l’argent, voire le dépense allègrement dès lors que ce n’est pas le sien, et n’a que faire de l’image de notre ville.