Plus de 300 salariés de la ville et de l’agglomération s’étaient donnés rendez-vous devant la mairie le soir du conseil municipal. Après avoir entendu leurs différents responsables syndicaux s’exprimer, ils décidaient d’assister au conseil municipal pour faire entendre leurs voix et dire clairement qu’ils n’avaient nullement l’impression d’être des privilégiés.
Au centre du débat la volonté de la mairie et de l’agglomération de reprendre des jours de congés, d’allonger la journée de travail, pour faire travailler davantage. Une volonté qui s’appuie sur un rapport de la chambre régionales des comptes qui, à partir de calculs théoriques, a déterminé que les fonctionnaires ne faisaient pas leur quota d’heures.

Une chambre régionale des comptes qui n’a rien trouvé à redire quand les élus du bureau de la communauté de l’agglomération n’ont pas rendu un centime de leurs indemnités alors même qu’ils avaient soutenu la gestion calamiteuse du président Blet. Une gestion qui se sera traduite par des suppressions d’emplois, par une cure d’austérité sans précédent pour le service public.
Une chambre régionale des comptes particulièrement muette devant le gaspillage d’argent public et les entorses à la lois dans le dossier du CRUFC.

Les salariés qui entendaient être entendu ont, par leurs applaudissements, tentés d’obtenir quelques minutes d’attention.
Ils ne reçurent que mépris du maire et de sa majorité. Une mairesse qui, déstabilisée, demandera même l’évacuation de la mairie. Devant autant de mépris, Jacky Hénin et sa collègue Marion Lavigne décidaient de sortir du conseil pour apporter leur soutien aux salariés. Ils furent très vite rejoints par Yann Capet.
Si la colère est aussi grande dans la fonction publique territoriale, c’est qu’au-delà de la question relative à la suppression de jours de congés, c’est le devenir de la fonction publique qui est posé. La privatisation rampante de certains services enregistrée à Calais, le peu de considération, le mépris ressenti à la CAC, l’absence de moyens pour accomplir les missions de services publics… tout cela pèse sur le quotidien des agents, qui sont confrontés à des demandes qu’ils ne peuvent honorer.

Opposer les salariés entre eux a toujours été un moyen pour le patronat d’imposer sa loi. La manœuvre est claire, en montrant du doigt les salariés de la fonction publique il s’agit de les faire passer aux yeux des autres salariés pour des nantis, des « fainéants… En réduisant leurs droits, non seulement on ne donnera rien de plus aux autres salariés, mais on crée les conditions pour que demain ce soit le tour d’autres salariés.
Ce dont notre société souffre, ce n’est pas d’accorder trop de droits et d’avantages à ceux qui travaillent et à leurs familles, c’est de donner la plus grosse par du gâteau à des profiteurs qui ne pourront jamais dépenser ce qu’ils engrangent.

Face à ces nouvelles attaques, il importe que les salariés de la ville sachent faire fi de leurs petites divisions pour être capables de contrer les attaques. Seule l’unité permettra de gagner, quand la division ne pourra qu’amener à de nouveaux reculs.
Les élus communistes et républicains affirment leur soutien aux salariés, et se déclarent disponibles pour toutes actions ou rencontres destinées à défendre et préserver les acquis.