Lu dans la presse locale en l’occurrence La Voix du Nord : « Lors de la réunion publique consacrée à la rénovation du quartier des Fontinettes, un riverain a interrogé Natacha Bouchart : “ Un propriétaire d’un bien peut le diviser pour faire trois logements sans parking, avec une poubelle non rangée, sans tri et qui déborde… Peut-on empêcher cela ? ”. Quand vous amenez, en masse, des familles qui accumulent des problèmes dans un même endroit, on fait pire que mieux. Pour la maire, le problème date d’il y a “ 15 à 20 ans, lorsque la municipalité précédente a décidé de mettre en place la mixité sociale. C’était une erreur ». Même si elle considère que « sur le fond, l’idée est bonne ». Elle explique que l’erreur a été de ne pas accompagner cette mesure « avec une vraie politique de la ville et une politique sociale. Quand vous amenez, en masse, des familles qui accumulent des problèmes dans un même endroit, on fait pire que mieux. C’est pour cela que des Calaisiens ont quitté le centre-ville et Calais ”. »

Sauf que dans le cas de la question posée par le riverain, il s’agit de l’achat par un particulier d’un bien, et ensuite d’une division en lots pour en retirer le maximum de profit. Maximum de profit rendu possible par le versement d’allocations logements aux locataires. L’utilisation du système, le capitalisme dans toute sa grandeur : s’enrichir sur le dos des autres. Ainsi, pendant de nombreuses années, certains se sont-ils construits des patrimoines immobiliers importants en rachetant de grandes maisons qu’ils transformaient, en minimisant au maximum les frais. Certains propriétaires se faisant ensuite régler directement par la CAF et laissant les locataires tranquilles pour le solde.
La précédente municipalité ne pouvait rien contre les ventes elles-mêmes. D’ailleurs que pourrait faire de plus notre bonne maire ?
Par contre, ce que n’a pas dit madame Bouchart, c’est que la précédente municipalité avait essayé, par un biais, d’empoisonner la vie de ces marchands de sommeil en augmentant considérablement l’amende due pour absence de places de parkings. Certains ont trouvé l’addition salée.
Le débat sur la mixité sociale est bien plus complexe que ce qui est avancé. D’autant que l’on oublie un peu facilement d’évoquer la responsabilité des éventuels bailleurs, de l’État qui a réduit toutes ces dernières années les moyens d’accompagnement social consentis aux bailleurs.

Quant à savoir pourquoi de nombreux Calaisiens ont déserté le centre-ville, il faudra aussi regarder du côté de l’augmentation importante des impôts locaux. Et puis quand même, depuis combien d’années madame Bouchart et ceux qui la soutiennent sont-ils à la tête de cette ville 1 ans, 2 ans ? Presque 10 ans !
Et ils en sont encore à vouloir en rendre d’autres responsables de leur incapacité ! Si cela continue ce sera de la faute des anciens élus si Héroïc Parc ne se fait pas.