invit voeux 2018 Le mois de janvier est le mois des vœux. Des vœux qui aujourd’hui se présentent par sms, sur Facebook, de vive voix, par téléphone… Pour le Rusé ce sera encore par voie électronique, que certains (ils sont quelques-uns) adorent encore imprimer.
Des vœux de santé tout d’abord pour chacun d’entre vous et pour vos proches. La santé qui peut nous permettre de rêver un monde meilleur où chacun pourrait vivre en fonction de ses besoins.
D’aucuns me répondront alors que la santé seule ne pèsera pas lourd dans le combat pour construire un monde meilleur.
J’en conviens aisément. Mais sans la santé, sans la vie ! la seule certitude que nous puissions avoir, c’est que ceux qui resteront, construiront le monde selon leurs souhaits.
Et là je n’ai aucun doute ! Leurs souhaits étant à l’opposé de l’aspiration du et des peuples, le monde qu’ils construiront ne nous conviendra pas.
Alors, oui, une bonne santé.

Toutefois, pour avoir le droit de conserver la santé, comme pour avoir le droit de vivre une vie digne, il nous faudra beaucoup travailler (c’est ce que je déclinais l’an dernier), beaucoup militer et combattre, énormément convaincre.
Toute ces dernières années et aujourd’hui encore, on nous a présenté le poids des services publics (services publics qui incluent la santé) comme le poison de notre société. Les dépenses inutiles qu’il fallait compresser, les budgets qu’il fallait réduire pour rendre du pouvoir d’achat, le secteur d’activité où il fallait mettre au travail les salariés…
Une orientation très populiste, s’appuyant sur la nécessité de diviser pour régner. Pendant que les manants passent leur temps à se battre entre eux, à s’écharper, alors le champ est libre pour que nos suzerains puissent donner libre cours à leurs ambitions démesurées de richesse. C’est évidemment détourner la réalité, nous faire prendre des vessies pour des lanternes. Nous faire croire que celui qui vient en aide, est davantage coupable que celui qui agresse.
Dans ce combat, qui est le nôtre, pour construire une société où chacun ait le droit de vivre dignement, ces attaques répétées nous amènent parfois à avoir le sentiment de nous trouver face à un mur indestructible, face à une montagne infranchissable… au point que nous puissions nous laisser décourager. Comme par exemple quand certains exprimeront l’idée que des idéologies abjectes pourraient être intéressantes pour notre pays… Sans doute est-ce parce que nos adversaires disposant de moyens conséquents, ayant développé des méthodes de communication et de persuasion de premier plan, sont parvenus à endormir une partie non négligeable du monde du travail. C’est aujourd’hui une évidence. Mais la vérité d’un jour n’étant pas la vérité de toujours, et de nombreux exemples au cours des décennies et des siècles qui viennent de passer, démontrent que rien n’est jamais figé, que les luttes peuvent triompher.
Ce dont nous devons être persuadés, c’est que si nous ne faisons rien, alors ce sera pire. Plus que jamais nous devons nous mobiliser, engager des mouvements. Probablement nous faut-il regarder et écouter les différents mouvements de la société, pour voir que nous ne sommes pas seuls et proposer qu’au-delà de nos différences nous puissions travailler ensemble.
Probablement devons-nous également mieux apprécier la notion d’échelle du temps (quand on est jeune c’est tout et tout de suite, avec l’âge c’est en fonction du rapport de force). L’histoire regorge d’ailleurs d’exemples de luttes émancipatrices victorieuses des peuples. Certaines ont duré des années, des décennies, des siècles. Ne renonçons jamais, et chacun avec nos moyens, œuvrons à l’avènement d’un monde de justice et de paix. Bonne et heureuse année à tous.