Crise de la vache folle, œufs contaminés au Fipronil et aujourd’hui le scandale des laits infantiles contaminés par des salmonelles. Et...bon appétit bien sûr. C’est clair, on ne peut s’empêcher de ressentir un gros sentiment de malaise. Malaise à l’idée que les Gouvernements qui se succèdent à la tête de l’État semblent prendre les questions de santé publique à la légère. Car, tout de même, l’émission « Cash Investigation » (eh oui, encore elle…) qui a enquêté sur l’industrie laitière durant un an, révèle des éléments plutôt édifiants. Éléments dont on se demande comment/pourquoi on n’a pas pris la mesure en haut lieu. Parmi ces éléments donc, le fait que le groupe Lactalis ne publie pas ses comptes alors même que la loi le lui impose. D’ailleurs la loi, qui est bien faite, prévoit une amende de 2 % du chiffre d’affaire à payer par jour de retard dans la publication des comptes d’une entreprise. A la condition toutefois que celle-ci les ait déjà publiés auparavant. Autrement dit, une entreprise qui n’a jamais publié ses comptes, ne peut pas être soumis à cette règle. Finalement, elle n’est pas si bien faite que ça la loi...
Alors forcément, on ne peut s’empêcher de penser que cette culture du secret n’a de raison d’être que lorsque l’on a quelque chose à cacher. Petite précision, le PDG de Lactalis, entreprise familiale, est aussi la 7e fortune de France. Une fortune qui se fait, bien entendu sur le dos des producteurs de lait qui eux tentent de survivre. Les cours auxquels Lactalis leur achète leur lait, leur permet à peine de survivre. Mais ne comptez pas sur M. Macron pour mettre les pieds dans le plat… de lait...